Dallas Buyers Club — Jean Marc Vallée

En 1985, à Dallas, Ron Woodroof, un cowboy violent, macho et homophobe, adepte du rodéo, de l’alcool, de la cocaïne et du sexe, est déclaré séropositif au VIH, et apprend qu’il ne lui reste plus que trente jours à vivre, fatalité qu’il nie et rejette d’abord violemment. Mais alors qu’il croyait le sida réservé aux homosexuels, il comprend à la lecture de documents spécialisés que ses rapports non protégés avec des toxicomanes ont été la cause de sa maladie. Face à l’inefficacité et à la dangerosité de l’AZT, seul médicament antirétroviral autorisé sur le sol américain à cette époque, il se lance dans la contrebande de médicaments de remplacement qui ne sont pas autorisés par la FDA, l’agence américaine qui s’occupe des médicaments. Il s’associe rapidement avec Rayon (ou Raymond), une séropositive transgenre, avec qui il étend son entreprise.

Ensemble, ils fondent le « Dallas Buyers Club », premier des douze clubs qui permettront aux séropositifs américains de se fournir en médicaments antirétroviraux étrangers en provenance du Mexique ou du Japon. Mais cela attire très vite l’attention de la FDA, qui essaie alors de stopper leurs activités et préserver le monopole des compagnies pharmaceutiques officielles. Le recours à ces médecines de remplacement lui rend une santé suffisamment bonne pour vivre bien au-delà des trente jours fatidiques. De plus, sa perception des homosexuels se trouve considérablement changée, au point qu’il devienne lui-même méprisé et rejeté par ses anciens amis du monde du rodéo.

Pays de production : États-Unis
Genre : Drame biographique
Durée : 117 minutes
Sortie : 2013